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Ecriture, mieux vaut prévenir que guérir...

En ces temps de rentrée scolaire, nombreux sont les enfants qui se retrouvent en difficulté dans leur nouvelle classe. En changeant de niveau, on écrit de plus grandes quantités, on écrit plus longtemps, on écrit plus vite. Et les nouveaux enseignants ont leurs habitudes, qui diffèrent de celles de l'année passée.

Faut-il s'inquiéter dès les tous premiers jours, ou attendre qu'il "prenne le nouveau rythme"?

Si les difficultés en écriture étaient présentes l'année passée, soit qu'elles aient été mentionnées par les enseignants, soit que vous les ayez remarquées lors des devoirs, alors je recommande vraiment de consulter une rééducatrice et de ne pas attendre.

Les difficultés en écriture ne se résolvent jamais toutes seules par miracle. Il faut très fréquemment changer de tenue de crayon, revoir la formation des lettres, automatiser les bons gestes.  S'il est possible d'avoir recours à de l'aide personnalisée en classe, l'école n'est pas toujours la mieux placée pour aider efficacement les enfants avec des difficultés importantes.

Ainsi, l'école primaire est faite pour apprendre à écrire, à lire à compter. Un enfant de maternelle ne sachant ni lire ni écrire deviendra donc grâce à ses enseignants successifs un élève de CP lecteur et scripteur.
Quand ce processus d'apprentissage se passe mal, l'école tente d'y remédier. Toutefois, on ne se trouve plus dans une situation classique d'apprentissage, mais plus dans une situation de rééducation. Il faut en quelque sorte désapprendre les mauvaises habitudes, pour les remplacer par de nouvelles plus fonctionnelles, tout en continuant à écrire en classe comme les autres. C'est vraiment difficile pour l'enfant.
Par ailleurs, s'il faut bien entendu aider l'enfant en difficulté et constater ses progrès, il ne faut pas perdre de vue que les autres enfants progressent encore plus, au risque de voir malgré tous les efforts fournis l'écart s'accroitre avec les autres.

Voici deux extraits du cahier d'Arno, CP :

Cahier de CP à la rentrée

Cahier de CP  du même élève en février

D'un élève incapable d'écrire sur les lignes et suffisamment petit pour respecter le lignage, il est devenu un bon scripteur. Avec un petit coup de pouce de 6 séances en rééducation de l'écriture et l'aide de sa maîtresse, il est enfin sur les bons rails pour la suite.



Voici maintenant deux pages du cahier d'Antoine, élève de CE2 :


Le cahier en octobre, année de CE2

Le cahier du même élève de CE2 en février


Entre les deux, Antoine est venu en rééducation et a bien progressé.  Que se serait-il passé si sa maman avait attendu? Croyez-vous qu'Antoine pouvait bien apprendre ses leçons avec ses difficultés d'écriture au début de l'année? En février, même si la rééducation n'est pas finie de mon point de vue de rééducatrice, l'écriture est lisible, régulière et fonctionnelle. 


Enfin, l'écriture d'une élève de CM1 CM2 :
Le cahier de Jeanne, fin de CM1

Cahier de la même élève à son entrée en CM2


Cet exemple éloquent se passe de tout commentaire, les progrès sont juste spectaculaires. Regardez bien la quantité d'écrits en classe de CM2, et l'aisance avec laquelle ces exercices ont été faits... une bonne écriture, fluide, et tout est plus facile en classe.

En résumé : si vous avez des doutes sur l'écriture de votre enfant, consultez rapidement une rééducatrice de l'écriture qui saura vous dire s'il écrit suffisamment bien pour son âge, s'il est capable d'écrire assez vite et assez longtemps. Mieux vaut s'inquiéter pour rien et s'entendre dire que tout va bien, que de risquer de passer à côté d'une difficulté qui va s'aggraver au fil du tempset qui risque de rendre les apprentissages scolaires difficiles.


Dernière chose, si votre enfant a mal à la main quand il écrit, n'attendez pas, consultez. Même -et surtout- s'il a une belle écriture.  Il n'y a rien de pire que d'avoir mal du matin au soir...

Les majuscules script ou lettres bâtons

Voici encore un message d'un internaute, Jean-Marc, dont les questions sont intéressantes.

Voici ce qu'il nous dit :


 "- J'ai abordé l'écriture par le script
- Je n'ai pas aimé le passage au cursif, mais on m'a dit qu'on écrivait plus vite comme ça alors j'ai fait des efforts au primaire. On utilisait le script pour légender les figures de science... ce que je préférais...
- J'ai été soulagé de pouvoir revenir à l'écriture que je voulais au collège, donc au script. J'ai fait une excellente scolarité."


 En France, l'apprentissage de l'écriture commence par l'écriture cursive. Toutefois, à l'étranger, tel n'est pas toujours le cas. Aux USA par exemple, les enfants apprennent en premier lieu l'écriture script. Ainsi, durant deux années ( l'équivalent de nos CP et CE1) les enfants se perfectionnent jusqu'à parvenir à un certain niveau d'efficacité à l'écrit. C'est à ce moment que l'on recommence tout depuis le début en leur apprenant maintenant une nouvelle forme d'écriture : la cursive!
Je ne suis donc absolument pas étonnée que plus aucun petit américain n'écrive en cursive, ou que Jean-Marc soit revenu au script au collège. L'écriture cursive demande du travail, tout comme l'écriture script. Mieux vaut, et de loin, travailler un seul mode d'écriture, que de papillonner de l'un à l'autre...
Alors, par quel type d'écriture commencer, script ou cursive? L'écriture cursive est faite pour écrire à la main, alors que l'écriture script est prévue pour tout ce qui est imprimé. Pourquoi utiliser une écriture scripte qui nous complique la vie?

"J'ai également tenté de rationaliser mon écriture script, pour être plus rapide, et c'est sur ce point que va porter ma question.
Je constate que, par rapport aux gestes que l'on m'avait enseigné
1- Je peux être plus efficace
2- Mais malheureusement les anciennes habitudes ont la vie dure, et cela me demande une forme de concentration particulière pour ne pas retomber dans les anciens gestes, même après 10 ans de pratique !!!
J'en conclus qu'il y a un problème avec la manière classique de tracer les lettres scriptes."



Les lettres script ne sont pas faites pour être tracées à la main... Donc, quelle que soit la manière de tracer des lettre scriptes, on sera toujours moins efficace qu'en cursive. Toutefois, on peut optimiser son geste d'écriture -même scripte- pour être plus efficace. De plus, il est plus facile de prendre des bonnes habitudes dès le départ que d'en changer... enseigner la meilleure façon de tracer les lettres dès le départ est donc importante.

 "Maintenant mon fils est en MS et ils apprennent les majuscules scriptes (que la maîtresse appelle "bâtons").
Pour prendre le premier exemple venu, je lui avais montré comment tracer un A efficace, en commençant par le bas, ça fait bas-haut-bas puis lever de crayon pour la barre. La maîtresse montre en trois traits en partant du haut. Je pensais qu'on pourrait se mettre d'accord simplement mais sa deuxième répartie a été "si vous lui apprenez comme ça il va faire des A arrondis ça va le marginaliser". Il ne m'a pas été possible de profiter de son expérience pour progresser dans ma compréhension du sujet. Je fais aussi les D en partant du bas mais je suis d'accord qu'il y a un risque qu'ils ne s'arrondissent de trop et deviennent des O. Alors voila ma question : QUEL TRACÉ ENSEIGNER pour les lettres scriptes ? Et pour les chiffres ? Cela a-t-il seulement été étudié ?"

La maîtresse n'a pas totalement tort. Dans les petites classes, on se doit d'être rigoureux sur le respect du sens du tracé. Si cela n'est pas fait, lorsque l'écriture devient plus fluide et s'éloigne du modèle, les lettres se déforment et ne sont plus lisibles. Pour autant, je ne pense pas que des A arrondis soient des A qui marginalisent. D'ailleurs, je recommande de commencer le A par le bas...

Voici ce que je recommande :
Les lettres qui commencent par un trait descendant: I, H, L, E, T, F
Les lettres avec obliques:
- celles qui partent d'en bas : MNA ( que l'on fait comme ceci pour un souci de fluidité )
- celles qui partent d'en haut: VWXYZK
Les lettres avec des courbes qui commencent par un trait descendant: BDRP

Il n'est peut-être pas inutile que j'insiste sur l'utilité de cet apprentissage. Les majuscules scriptes sont utilisées pour l'écriture manuelle des noms propres, et dans certaines professions on en écrit beaucoup ; même pour les 15 min que j'y passe chaque jour j'apprécie que cela ne soit pas 18 ou 19... C'est aussi l'écriture des maths, et des chiffres. 


Je partage cet avis. Savoir écrire en script (majuscule et minuscule) est utile.

On m'a appris le 6 et le 9 par le haut, comme un g pour le 9, mais ne serait-il pas plus rapide d'apprendre par l'autre bout ? 

L'expérience me montre que les enfants qui font leur 9 par en bas ont un souci de lisibilité.  Certes, quand je tape 6 et 9 il s'agit de la même lettre tournée à 180°. Mais le 9 écrit à la main n'est pas un 6 tourné à 180°puisqu'on commence comme un C. Le 9 écrit à la main est comme un petit g.
Indépendamment de cela, pour moi, le geste de base de l'écriture va de gauche à droite en passant par en bas, soit U.
Utiliser un geste partant vers l'arrière (si on commence ses 9 en bas) ne colle pas à notre sens de l'écriture, tout simplement.


Y a-t-il une vraie différence de vitesse entre le cursif et le script une fois optimisé le script ? Déjà sans optimiser, des tests informels semblent montrer qu'il n'y a pas beaucoup de différence (je n'ai pas encore réussi à trouver de ref sérieuse), et au moins quand l'écriture est peu lisible on sait combien de lettres il y a, j'aimerais que l'on n'enseigne pas le cursif aux médecins...


Je n'ai pas de référence immédiate sous la main quant à la différence de vitesse script/ cursive, mais je ne manquerai pas de les ajouter dès que possible.
Les médecins sont illisibles, ce qui est accepté culturellement. Ils écrivent tellement vite que leur écriture est en général déstructurée. Je pense que le problème serait le même en script, malheureusement. 








La rééducation en écriture, qu'est-ce que c'est?

La rééducation en écriture permet de rééduquer le geste graphique défectueux tout en lui conservant son originalité. 

Il ne s’agit pas de faire faire du graphisme ou des lignes d’écriture cursive au patient, mais bien de restaurer les gestes fondamentaux sans jamais séparer la composante motrice (le geste) de la composante symbolique (le son) et de la composante sémantique (le sens).
C'est cette approche innovante et respectueuse qui lui permettront d'acquérir aisance, lisibilité et vitesse, et de résoudre une éventuelle dysgraphie.

Combien de temps dure une rééducation?

Une rééducation de l'écriture bien menée devrait durer moins de 8 séances, espacées de 3 à 5 semaines. Personnellement j'observe au cabinet que les rééducations durent en moyenne entre 4 et 5 séances, soit une durée moyenne de 3 à 4 mois.
Cette durée typique correspond à des personnes n'ayant pas de handicap particulier, et faisant scrupuleusement les exercices d'écriture demandés.

Toutefois, la durée de la rééducation varie grandement en fonction de nombreux paramètres :

  • la motivation : il est essentiel de s'astreindre à faire les exercices demandés chaque jour, week ends et vacances compris. A problèmes égaux, une personne motivée aura toujours de meilleurs résultats qu'une personne peu motivée. C'est pourquoi l'obtention de premiers résultats rapidement visibles est important. Bien entendu une personne trainée de force à la rééducation et qui n'en voit pas l'intérêt aura plus de difficultés qu'une personne qui souhaite améliorer son écriture manuscrite.
  • l'origine du problème : il est parfois possible qu'un travail sur un point précis ( tenue du stylo, suivi de la ligne d'écriture par exemple) débloque l'ensemble de l'écriture. La rééducation peut donc être parfois très rapide. Dans d'autres cas, en cas de dysgraphie, il faudra travailler chaque nœud qui bloque le geste avant de restaurer l'écriture fluide et lisible que l'on est en droit d'espérer.
pour aller plus loin :

Où trouver un rééducateur en écriture?

rééducation écriture feuille stylo-plume
Aujourd'hui, il existe de nombreux rééducateurs en écriture en France. Par contre, tous n'exercent pas cette profession en cabinet (beaucoup d'entre eux sont professeurs et enseignent l'écriture en maternelle ou au CP...), et il est donc souvent difficile de les trouver pour consulter.

Je pratique personnellement en Alsace et mon cabinet est à Obernai. Si vous souhaitez me contacter vous trouverez mes coordonnés ici.



Je collabore également très régulièrement avec les cabinets suivants :
 
Si vous souffrez de dysgraphie ou de trouble de l'écriture et que vous habitez ailleurs qu'en Alsace, n'hésitez pas à m'écrire. Je connais personnellement la quinzaine de rééducatrices issues de la même formation que moi et peux trouver parmi mes autres collègues, (ou parmi les graphothérapeuthes que je connais) celui ou celle qui est le plus près de chez vous et pourra vous aider.




Combien coûte la rééducation en écriture ?

stylo plume écriture manuscrite
Comptez entre 45€ et 65€ pour une séance de grapho pédagogie.
Cela peut sembler cher au premier abord, mais ne perdez pas de vue qu'une rééducation telle que nous la pratiquons  se déroule (hors pathologie et si les exercices d'écriture demandés sont bien faits)  généralement en moins de 8 séances (très exceptionnellement plus, en cas de dysgraphie sévère) qui n'ont lieu que toutes les 3 à 5 semaines. Dans mon cabinet,  la moyenne du nombre de séances pour compléter une rééducation est d'un peu plus de 5 séances.

Souvenez-vous que l'essentiel du travail se fait chaque jour, chez vous. Il n'est donc pas besoin de vous déplacer une ou deux fois par semaine jusqu'au cabinet comme chez d'autres spécialistes.

Le rééducateur ne pousse jamais à la consommation de séances supplémentaires et s'efforce de faire durer la rééducation le moins longtemps possible : il est crucial pour celui qui entreprend une rééducation de sentir et de voir ses progrès, rapidement, pour reprendre confiance en soi.

60€ par mois, même si ce n'est pas une somme négligeable, est une somme généralement accessible pour les familles.

Sachez aussi que les cours d'écriture assurés par un graphopédagogue ne sont pas remboursés par la sécurité sociale française. Certaines mutuelles prennent tout ou partie en charge, renseignez vous auprès de la votre.

Comme tout praticien, il nous arrive d'adapter nos honoraires dans les situations personnelles difficiles : si vous êtes étudiant boursier ou demandeur d'emploi, n'hésitez pas à nous en informer !

Quel stylo choisir pour bien écrire?

choix stylo rééducation écriture
Le choix d'un stylo est une question très personnelle. Chacun est libre de choisir l'outil qui lui convient le mieux.

Toutefois, voici quelques grands principes qui aident en rééducation de l'écriture :

Pour commencer à écrire, rien de mieux qu'un bon vieux crayon à papier, ni trop sec, ni trop gras, et la rassurante gomme qui va avec. Pareil pour la rééducation : au crayon à papier !


Evitez autant que possible les stylos-billes pour écrire: certains enfants s'en accommodent très bien, mais les stylos nécessitent souvent d'appuyer très fortement sur le papier (on sent la trace de l'écriture au dos de la feuille). De plus, le stylo bille écrit le mieux quand il est tenu verticalement, ce qui n'est pas la bonne position pour une écriture cursive fluide.  Avec l'angle nécessaire pour poser correctement le crayon dans le pli de la main, le petit sertissage sur le coté de la bille soulève en général celle çi du papier, donnant un trait moins net. La tendance naturelle est alors de compenser en plaçant le stylo bille plus verticalement, ce qui entraine une tenue de crayon imparfaite. Il faut savoir que de nombreuses dysgraphies apparentes se corrigent d'elle-même lorsque l'on change cette position de la main.

Au cabinet, je conseille l'utilisation du feutre pour l'école au lieu du stylo bille. La couleur (bleue, noire, violette), la taille de la pointe (de extra fine à large) sont des  caractéristiques qui  dépendent de la personne : le mieux est d'aller dans une papeterie et d'essayer tous les stylos disponible et de trouver celui avec lequel on se sent le mieux.

Ne prenez jamais pour un enfant un "gros" crayon, quel qu'il soit.  Essayez donc de faire des lignes d'écriture avec un gros tube de colle dans la main, vous allez comprendre! Pour les petites mains de maternelle ou de CP pensez donc au contraire à des stylos ou des crayons de petit diamètre.

Je n'ai rien contre le stylo plume, au contraire, mais seulement quand l'écriture est bien maîtrisée, et seulement pour ceux qui le souhaitent. Mais il est clair que ceux qui ont trouvé "le" stylo-plume qui leur convient, n'écrivent plus ensuite au stylo bille, car le confort et la qualité du trait d'une écriture au stylo plume est inégalable.

pour aller plus loin :

Abandonner l'écriture au stylo pour un clavier... que penser?

écriture cursive et écriture au clavier

écriture clavier

Chaque jour, l'informatique s'invite dans notre vie: nous utilisons le clavier, parfois de façon très naturelle et efficace, à tout moment. Il est donc facile de sauter à la conclusion qu'il est de moins en moins important de savoir écrire en cursive.

Ainsi il est aujourd'hui malheureusement pas rare que des enseignants demandent qu'un enfant ou un jeune arrête d'écrire au stylo pour utiliser un clavier à la place.


Que  penser de l'écriture au clavier ?

Selon moi, en l'absence de dysgraphie avérée ou de handicap moteur, renoncer à écrire au stylo correspond à une capitulation. Les conséquences en seront très importantes dans la vie future de la personne. Il ne faut donc pas prendre ce  genre de décision à la légère, et surtout pas sans avoir tout essayé pour résoudre les problèmes d'écriture cursive. En aucun cas il ne faut choisir cette voie comme une solution, même temporaire, de facilité.

De nombreuses études scientifiques ont montrés que l'écriture manuscrite avait des bénéfices dans les apprentissages scolaires, en particulier pour la lecture. Les zones du cerveau mise en jeu quand on utilise un clavier sont très différentes de celles que l'on mobilise en écrivant à la main. En particulier lorsqu'on est en apprentissage de l'écriture cursive  en maternelle ou au CP mais également en primaire, il ne faudrait pas mélanger les deux type d'apprentissage de l'écriture. Apprendre à écrire à la main permet en effet des bien meilleurs résultats en lecture.

Il n'y a aucune raison valable pour qu'un enfant sans handicap majeur, "peu doué" quand il a un stylo dans la main n'arrive pas à écrire en cursive. La méthode d'enseignement n'était peut être être pas adaptée à son cas personnel? peut être a t il juste besoin d'un peu plus de temps et de pratique pour réussir?

Maintenant, imaginez un jeune qui doive faire un schéma de sciences sur ordinateur pendant l'épreuve du bac. Facile? Imaginez vous en train de vous battre pour obtenir que la dysgraphie de votre enfant soit reconnu comme un handicap (pour qu'il ait le droit d'utiliser un ordinateur en toute circonstance) alors que médicalement tout va bien.

Et puis, connaissez vous un seul adulte autour de vous, intégré à la vie sociale, qui soit incapable d'écrire à la main (en dehors de tout handicap bien sur)?

Enfin il ne faut pas faire abstraction de la honte qu'éprouve un adulte lorsqu'il doit cacher qu'il ne sait pas écrire... Car même avec la meilleure volonté du monde écrire avec une écriture d'adulte demande beaucoup de pratique et de temps. Si vous saviez le nombre d'adultes qui cachent leur écriture parce qu'elle leur parait trop "enfantine"... L'écriture est une projection de notre personnalité et contribue à l'estime de soi.

Je ne mentionnerai que pour mémoire les fameuses lettres de motivation qu'il faut manuscrire dans le cadre des recherches d'emploi... Dans la culture du recrutement à la française, trouver un emploi est sérieusement compliqué quand on ne peut pas écrire avec facilité.

Si un enfant est en difficulté avec l'écriture cursive, il faut avant tout l'aider, tant pour son bien être que pour ses études. Il faut être conscient qu'abandonner l'écriture pour le clavier apportera parfois plus de problèmes que de solutions. En tout état de cause cette décision ne doit être prise qu'avec l'avis des médecins, orthophonistes, psychomotriciens, ergothérapeutes (...) qui suivent l'enfant. Et bien sur, après avoir essayé une rééducation de l'écriture. Sachez aussi que plus tôt on intervient plus la rééducation a de chance d'aboutir...

pour aller plus loin :


un dysgraphique dans la classe : ce qu'il faut savoir pour aider un élève dysgraphique



Dysgraphie et scolarité 

 

dysgraphie élève fatigue
Pour les enseignants, l’importance de l’écriture dans la scolarisation n'est pas à rappeler :  les compétences en écriture sont nécessaires à l'apprentissage. L'écriture favorise le développement des compétences telles que la sélection d’éléments pertinents, l’organisation d’idées et favorise la réflexion ainsi que l’appropriation des concepts du cours. Bref, l'écriture aide à développer des compétences en dehors de la simple compétence graphique.


Lorsqu'un élève est en défaut vis à vis du geste d'écriture, qu'il s'agisse d'une dysgraphie avérée, ou d'un retard d'apprentissage, les conséquences sur sa scolarité peuvent être importantes.

Certaines pratiques simples permettent aux enseignants d'éviter que se mette en place une spirale d'échec autour de l'écriture.

Troubles d'apprentissage de l'écriture : quels impacts ?

 Pour aider un élève qui a des difficultés d'écriture en classe, il est important de comprendre d'abord les implications de ces difficultés sur la scolarité.

Prenons l'exemple d'un élève difficilement lisible. Du fait de ses difficultés d'écriture:
  •  il ne peut noter correctement ses cours, qui sont peu exploitables et souvent incomplets.
  •  l'orthographe n'est plus sa priorité.
  •  la difficulté de noter ses cours rend difficile l'écoute du professeur (la fameuse surcharge cognitive)
  •  L'élève sort de cours fatigué
  • Rentré à la maison, l'élève a peu envie de se replonger dans son cours qui de toute façon n'est ni lisible ni complet

En primaire, les devoirs à la maison sont source de conflit avec les parents, l'apprentissage des leçons s'étale en longueur sans être pour autant efficace. Au collège, l'adolescence arrivant, l'opposition s'accentue, ou laisse au contraire place à un abandon des devoirs.

Quand l'enfant ou l'adolescent peine trop sur son écriture, que les exercices ne soient pas faits ou pas lisibles, l'enseignant ne peut pas l'évaluer de façon satisfaisante.

Tous ces paramètres concourent à la fois à une baisse des notes mais aussi à une baisse de l'estime de soi de lélève qui entre dans une spirale d'échec.
spirale échec scolaire dysgraphie

 Echec scolaire et dysgraphie : que faire ?

Lorsque l'élève en est arrivé à ce stade, il est urgent pour l'enseignant de trouver une approche pour l'aider à se sortir du cercle vicieux dans lequel il est entré.

Que l'élève soit atteint d'une dysgraphie sévère, ou qu'il n'y ait un simple problème temporaire d'apprentissage de l'écriture, la stratégie optimale pour l'enseignant est paradoxalement de réduire la pression. Il ne faut pas avoir peur de laisser l'enfant écrire moins, ou autrement, au moins temporairement.
En agissant ainsi on montre à l'élève que l'on est conscient de ses difficultés et on le met en position d'être capable de répondre à la demande de l'enseignant et de montrer ce qu'il sait.


Pour réduire la pression de l'écriture :
  • privilégier les réponses orales
  • s'assurer que l'éleve a accès à des cours complets et lisibles
  • diminuer la quantité d'écrit en augmentant les exigences sur la qualité
  • se focaliser sur ce que l'on veut évaluer : ne pas laisser l'écriture interférer dans la restitution des connaissances
  • aménager les exercices pour limiter la quantité d'écrit (textes à trous)
  • vérifier que les outils (stylos, feuilles) sont adaptés (penser au crayon de papier)
  • utilisation de lettres mobiles au CP 
En parallèle mettre en place une stratégie pour améliorer la qualité de l'écriture :
  • vérifier la latéralité (gaucher ou droitier)
  • vérifier la tenue de crayon
  • donner les consignes pour optimiser la continuité du tracé (points, barres,s accent à la fin des mots)
  • expliciter le sens de rotation des lettres rondes
  • réduire initialement les exigences de vitesse
Si l'élève est en CP/CE1, il est possible que les symptômes de dysgraphie soient traités par l'enseignant durant le cours de la classe. Plus tard dans la scolarité, ces difficultés sont plus difficiles à régler dans le cadre de la classe, l'enseignement du  geste d'écriture n'étant plus au programme d'une fin de primaire et encore moins au collège.

Si un conflit sur l'écriture est ouvert avec l'élève en classe :
  • reconnaitre la difficulté et l'analyser avec l'élève
  • faire appel à un intervenant extérieur : enseignant spécialisé, orthophoniste, rééducateur de l'écriture qui apporteront un oeil neuf sur le problème et des solutions.
Normalement un problème d'apprentissage de l'écriture doit pouvoir se régler en quelques mois. Si les problèmes persistent, vous vous doutez bien que je vous recommande une rééducation de l'écriture (après tout c'est mon métier ...)



Pour aller plus loin :



Les gauchers et l'écriture

L'ecriture des gauchers et la dysgraphie"
rééducation écriture gaucherPour écrire, il est net que chacun a une main préférée pour la tenue de son stylo. La majorité utilise sa main droite, tandis qu'une minorité utilise la main gauche : ce sont les gauchers.

Même si notre modèle d'écriture se déroule de la gauche vers la droite et que la main gauche n'est pas la plus favorable pour écrire de gauche à droite comme dans notre écriture, il n'y a pas de raison particulière pour que les gauchers souffrent plus de dysgraphie que les droitiers.
Contrairement aux idées reçues, répandue en maternelle et en CP, un gaucher tenant correctement son stylo ne cache pas son écriture avec sa main, et peut voir ce qu'il écrit. La main, qui devrait se trouver sous la ligne d'écriture, n'a pas de raisons d'étaler l'encre déposée sur le papier.

Suivant ce constat, que faire pour que les élèves gauchers apprennent à écrire dans les meilleures conditions?
Première chose, un enfant gaucher a le droit d'écrire de la main gauche. Encore faut-il être sur qu'il soit vraiment gaucher, ce qui est beaucoup moins évident qu'il n'y paraît, même pour des spécialistes en graphothérapie. Il est donc utile, pour tout enfant gaucher en difficulté avec l'écriture, de procéder à un test de latéralité.
Si par le passé on contrariait les gauchers au CP pour qu'ils écrivent de la main droite, on ne reprend aujourd'hui plus jamais un enfant qui écrit de la main gauche, même s'il utilise sa main droite pour tout autre geste de la vie courante. Bien évidemment, si tout le monde a la capacité d'écrire avec l'une ou l'autre de ses mains, il bien plus facile d'écrire avec sa main dominante, et les enfants qui n'écrivent pas avec leur "bonne main" -quelle qu'en soit la raison- ont besoin de plus de temps pour écrire correctement et ont plus de risques d'être dysgraphiques.

Si l'enfant s'avère être un vrai gaucher, il faut lui apprendre à utiliser au mieux sa main dominante et à adopter la meilleure position possible pour écrire. Dans le cas contraire, s'il n'est pas réellement gaucher ou si un doute persiste, il est utile d'aider l'enfant à écrire de la main droite également, afin de lui permettre de choisir au final la main qui lui sera la plus favorable.

Conseils de bon sens, et ce qu'il ne faut pas faire :
  • Ne pas laisser un jeune gaucher prendre de mauvaises habitudes : sa main doit rester dans l'axe de son bras. Ces habitudes doivent être mise en place dés l'apprentissage de l'écriture en maternelle et au CP.
  • Ne pas lui demander de mettre sa feuille bien droite. Au contraire, il faut lui demander d'incliner sa feuille dans l'axe du bras qui écrit, voire même un peu plus encore. 
  • Ne pas lui imposer de mettre sa feuille bien devant lui. Lui expliquer de mettre sa feuille légèrement sur sa gauche. En effet, quand le gaucher écrit, son bras se rapproche de son corps, ce qui bloque le geste. Déplacer la feuille à gauche permet de gagner un peu d'amplitude de mouvement.
  • Ne pas mettre le gaucher à droite d'une table, mais à gauche, afin qu'il ne soit pas gêné par son voisin.
  • Ne pas le laisser tenir son crayon n'importe comment : la tenue du crayon est la même pour un gaucher que pour un droitier. Le crayon doit être tenu entre le pouce et la première articulation du majeur, l'index reposant souplement sur le crayon. La main doit être bien sous la ligne d'écriture.
  • Ne jamais forcer l'enfant. On n'apprend pas à tenir son crayon correctement par la contrainte. La bonne position est adoptée parce qu'elle est justement bonne, confortable et efficace. En cas de souci  persistant avec la tenue de crayon, mieux vaut faire appel à un rééducateur en écriture qui par son expérience et sa position d'intervenant extérieur sera en mesure d'agir efficacement et rapidement sans forcer l'enfant.
ecriture gaucher sans dysgraphie
Bonne position d'apprentissage de l'écriture pour un enfant gaucher


Pour aller plus loin sur ce sujet :

Bibliographie :
  • Ajuriaguerra : Les gauchers - PUF, 1963
  • Auzias : Enfants gauchers, enfants droitiers - Delachaux 1975
  • Azemar G : La latéralité chez l’enfant et l’adolescent - Editions universitaires, Paris, 1969
  • Cady S : Latéralité et image du corps - Paidos, 1988
  • Calza A et Contant M : L’unité psychosomatique en psychomotricité - Collection Psycho- thérapies Corporelles, Masson, 1989
  • Dailly R Moscato M : Latéralisation et latéralité chez l’enfant, Mardago, Bruxelles, 1984
  • Dolto F : L’image inconsciente du corps - Seuil, 1984
  • Dupasquier M.A : Les gauchers du bon côté - Hachette, Paris, 1987
  • Fagard J. : Développement des habiletés de l ’enfant : coordination bimanuelle et latéralité.
    Paris, CNRS éditions, 2001
  • Fritsch W : La gauche et la droite, vérités et illusions du miroir - Flammarion, 1967
  • Gardner M : L’univers ambidextre - Seuil, Paris, 1985
  • Gribenski A : La posture et l’équilibration - PUF, 1973
  • Haag G : La mère et le bébé dans les deux moitiés du corps - Revue de Neuropsychiatrie de
    l’enfance, 33, 1985
  • Hatwell Y : Toucher l’espace - Presses Universitaires de Lille 1986
  • Hecaen H : La dominance cérébrale. Une anthologie - Paris, Mouton, 1978
  • Le Boulch J : Vers une science du mouvement humain - Introduction à la psychocinétique -
    ESF 1982
  • Lurçat L : L’enfant et l’espace - PUF, 1973
  • Marrion J : L’organisation générale de la motricité - La revue du praticien, Paris 59, 1980.
  • Sami Ali : Corps réel - corps imaginaire - DUNOD 1984
  • Sami Ali : Le corps, l’espace et le temps - Dunod 1990 

Près de la moitié des précoces sont dysgraphiques

écriture cursive dysgraphie
Les liens entre précocité et dysgraphie ont fait l'objet de nombreuses observations classiques, que ce soit de la part des enseignants, des parents ou des rééducateurs. On peut se poser la question si ces observations reflètent une réalité. L'image du "surdoué" brillant que véhicule l'imaginaire collectif a du mal à cadrer avec les difficultés d'écriture...

Il existe peu d'études scientifiques sur ce sujet, et les différentes hypothèses qui ont été avancées sur les troubles d'écriture des enfants intellectuellement précoces ont rarement été validées. Néanmoins la fréquence de ces troubles a été étudiée, et il apparaît que :

50% des enfants précoces souffrent de dysgraphie


Parmi ces (trop rares) études je recommande la lecture de cet article scientifique paru dans "Evolutions Psychomotrices" : les troubles graphomoteurs chez les enfants d’intelligence supérieure :

Les auteurs (Santamaria et Albaret, psychomotriciens) ont étudié un panel d'enfants d’intelligence supérieure,  identifiés par des moyens psychométriques reconnus, et ont utilisé l’échelle d'Ajuriaguerra pour quantifier la dysgraphie de ces enfants. Il en ressort que plus de la moitié des enfants étudiés présentent des troubles de l'apprentissage de l'écriture. Ces chiffres sont très nettement supérieurs à la fréquence des troubles de l'écriture dans la population générale

Ces auteurs ont tenté par cette étude de répondre à la question de l'origine de ces troubles chez les enfants précoces. L'hypothèse qu'ils formulent est que ces dysgraphies seraient liées à une insuffisance de la vitesse de transcription par rapport à la vitesse des processus cognitifs. Une écriture trop lente de  fait, peut mener à une crispation de la main qui écrit, et à une détérioration du tracé de l'écriture. Le problème serait alors plus net dans le graphisme spontané ou sur les lignes d'écriture exécutée à vitesse accélérée. La difficulté s’estomperait à la dictée lorsque la vitesse imposée du dehors (par exemple par l’enseignant) serait en accord avec les capacités de l'élève.

Pour être honnête, cette étude n'arrive pas complètement à ces objectifs. Si elle démontre bien (sur un petit échantillon néanmoins, les enfants en apprentissage de l'écriture au CP y sont peu représentés) la forte fréquence de la dysgraphie chez les enfants précoces, elle ne permet pas de conclure définitivement sur la question de l'origine de ces troubles de l'écriture. Les caractéristiques des dysgraphies des enfants précoces ne se différencient en effet  pas de celles rencontrées habituellement dans l'apprentissage de l'écriture. 

Savoir si ces dysgraphies découlent d’un décalage entre la vitesse de pensée et d’écriture ou si le problème se situe ailleurs, au niveau de la  coordination motrice nécessiterait de poursuivre les recherches sur une population plus importante, et avec plusieurs modèles d'écriture différents.

Affaire à suivre, donc...


Retenons néanmoins la conclusion pratique des auteurs :
" quelle que soit l’étiologie du trouble graphomoteur, la rééducation de tels sujets donne des effets positifs mais nécessite l’adaptation des techniques habituelles aux caractéristiques de ces individus."

D'autres articles pour aller plus loin :

Voir aussi :

Bibliographie :

AJURIAGUERRA J. De, AUZIAS M., COUMES F., DENNER A/, LAVONDES-MONOD V., PERRON R. et STAMBAK
M., L’écriture de l’enfant : I. L’évolution de l’écriture et ses difficultés, 2ème éd., Neuchâtel : Delachaux et Niestlé, 1971.
ALTMAN R., Social-emotional development of gifted children and adolescents : a research model, Roeper
Review, 1983, 65-68.
CLARK B., Growing up gifted, Colombus, OH : Merrill Publishing Co, 1988.
FREEMAN J., Gifted children, Lancaster : MTP, 1979.
FREEMAN J., Identifying the able child, In KERRY T (Ed), Finding and helping the able child, London : Croom
Helm, 1983, 19-39.
HOWE M.J.A., The origin of exceptional abilities, Cambridge, MA : Blackwell, 1990.
KAUFMAN A.S. et KAUFMAN N.L., K-ABC, Batterie pour l’examen psychologique de l’enfant, Paris : ECPA, 1993
(d’après la 1° éd. americaine., 1983).
KINCAID D., A study of highly gifted elementary pupils, Gifted Child Quarterly, 1969, 13, 4, 264-267.
OLSZEWSKI-KUBILIUS P.M., Personality dimensions of gifted adolescents : a review of the empirical litterature,
Gifted Child Quartely,1988 2, 347-352.
SCOTT M., Learning strategies can help, Teaching Exceptional Children, 1988, 20, 3, 30-34.
STERNBERG R.J., What should intelligence tests test ? Educational Researchers, 1984, 13, 5-15.
TERMAN L.M., Genetic Studies of Genius : Mental and physical traits of 1000 gifted children, Standford, CA :
Stanford University Press, 1925.


TERRASSIER J.C., Les enfants surdoués ou la précocité embarrassante, 3°éd., Paris : ESF, 1994.
TERRASSIER J.C., Psychomotricité et enfants surdoués, La psychomotricité, 1978, 2, 1, 1-4.
WEBB J.T., Nurturing social-emotional development of gifted children, ERIC Digests, 1994.
WECHSLER D., WISC-III : Manuel de passation et d’interprétation, Paris : ECPA, 1996



Mon fils est suivi depuis un an chez un graphothérapeute...

Ce n'est pas normal que la rééducation de l'écriture chez un graphothérapeuthe prenne autant de temps. Sauf handicap grave et évident, il n'y a aucune raison qu'une rééducation en écriture dure plus que quelques séances. Faire faire des lignes d'écriture, multiplier les exercices d'écriture, n'est pas très efficace. Une graphothérapie n'a donc pas de raison de durer tout une année.

J'affirme qu'une rééducation en écriture bien menée est terminée en moins de 10 séances. Au cabinet, la moyenne de durée des rééducation d'écriture que j'effectue se situe entre 4 et 5 séances.

J'insiste aussi sur le fait qu'il faut - pour le bien des personnes rééduquées - que cette rééducation reste courte. Ainsi, les personnes retrouvent rapidement confiance en leurs capacités.

Que se passe t-il par contre, lorsqu'une rééducation de l'écriture dure trop longtemps?

L'enfant (s'il s'agit d'un enfant, mais celà reste valable pour les adultes) se dit qu'il est incapable, qu'il a échoué alors qu'on lui a proposé de l'aide. Jamais il ne remettra en cause le modèle de rééducation du graphothérapeute qui n'a pas réussi à l'aider...



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1 la rééducation chez les enfants ne commence généralement pas avant que l'apprentissage de l'écriture ne soit bien entamé. En général en primaire, dans de rare cas en CP ou en maternelle.

Rééducation en écriture : objectifs



La rééducation en écriture vise à un rétablissement du geste d’écriture en apportant fluidité, vitesse d’exécution, régularité de dimension et d’inclinaison, afin de permettre une bonne lisibilité. L'action d'écrire ne doit plus engendrer de fatigue, de douleur, ou de  tensions.

La rééducation est spécifique à chaque personne et s'applique à corriger les problèmes particuliers de chacun en étudiant leurs causes. Rien de commun entre la rééducation proposée à un petit de maternelle maniant mal son crayon, à un élève en cours d'apprentissage de l'écriture au CP qui tient mal sa ligne, à un adolescent dysgraphique ou à un adulte victime d'un accident.

Ainsi, c'est la compréhension de l'origine du problème qui permet de le résoudre.


pour aller plus loin: