Bienvenue sur le blog de SOS-ÉCRITURE

écriture cursive dysgraphie  La rééducation de l'écriture est une spécialité méconnue dont le but est de traiter et corriger les troubles liés à l'écriture manuscrite : illisibilité, lenteur, douleurs, dysgraphie. Quel que soit l'âge, il est possible de restaurer son geste graphique et d'améliorer son écriture en quelques séances.

J'ai créé ce blog, car je suis rééducatrice de l'écriture. Vous trouverez ici tout ce qu'il faut savoir sur ma profession, ainsi que des conseils pour  vaincre une dysgraphie, (ou éviter de la provoquer). Ce site est un résumé au jour le jour des progrès de mes élèves et de l'évolution de nos connaissances. Je l'ai créé pour partager avec mes élèves, leurs enseignants, les parents ou les professionnels intéressés.

J'ai également un site web professionnel www.sos-ecriture.com ou vous pourrez prendre rendez vous pour une rééducation de l'écriture si vous le souhaitez.

Mon cabinet de rééducation est situé à Obernai, en  Alsace.

 Je travaille également en collaboration avec d'autres cabinets de rééducation en écriture un peu partout en France.

N'hésitez pas à fureter sur mon blog. Pour vous y retrouver, voici quelques thèmes abordés :

La police de caractères idéale pour vos modèles d'écriture

Police de caractère Belle allure de Jean Boyault



Jean Boyault a créé une police d’écriture  nommée «Belle Allure» qui conviendra parfaitement aux modèles que vous souhaitez réaliser pour vos élèves. Elle a le gros avantage d’être entièrement gratuite et de posséder plusieurs options telles que le gras ou le choix dans les majuscules (bâtonnées, calligraphiées simplifiées ou calligraphiées à l’anglaise). 

Merci Jean Boyault !



Lien vers le site de l'auteur de cette police : cliquez là !

Écriture en primaire : Est-ce si important que l'écriture soit belle en primaire ?

Suite à mon article sur les modèles d'écriture utilisés par les enseignants et à la publication du mémo associé,  j'ai reçu de nombreuses questions et remarques.

Ainsi, un enseignant explique qu'il privilégie avant tout l'orthographe sans donner trop d'importance à la qualité de l'écriture en primaire.

Malheureusement, c'est une erreur. En effet, tout le monde peut constater que l'écriture normale de l'adulte moyen n'a pas du tout la même allure que l'écriture des enfants : elle est personnalisée.
Pour autant, cette personnalisation ne nous empêche pas du tout de lire. Pourquoi ?

Tout simplement parce qu'il existe un certain nombre d'invariants communs avec l'écriture de base, ce qui fait que nous reconnaissons sans peine les lettres, mêmes déformées, dans leur contexte.
Par contre, lorsque les règles de base de l'écriture cursive ne sont pas acquises, la dégradation ultérieure de l'écriture fait qu'elle en devient difficilement lisible, et donc problématique.

Voici l'exemple d'une écriture d'élève de CM, qui en général n'inquiète pas trop les enseignants. Il y a bien pire, c'est lisible, il n'y pas pas trop de fautes...


écriture élève CM
Écriture de l'élève en CM.


On note déjà toutefois quelques soucis : des trous dans les mots, les lettres sont irrégulièrement inclinées et la tenue de ligne fluctuante, les "e" sont trop grands et cabossés, il y a un trait d'attaque sur les lettres rondes qui sont faites sans lever le crayon (observez le "c" de "consigne, ligne 3).

Que devient cette écriture une fois l'élève arrivé en 4ème ?

évolution d'une écriture d'élève du primaire au collège
Écriture du même élève en 4ème (exemple 1)

Écriture du même élève en 4ème (exemple 2)

Clairement, l'écriture s'est fortement dégradée, à en devenir difficilement lisible (n'hésitez pas à cliquer sur les images pour les agrandir). L'écriture est devenue un problème pour la poursuite des études et les examens de ce pourtant bon élève.

Qu'est-ce qui pose problème ? 
Les e qui ne sont toujours pas maîtrisés (les faire en boucle aurait été plus simple pour lui)
De plus en plus de trous dans les mots, puisqu'il met ses points barres et accents immédiatement.
Les lettres rondes avec trait d'attaque, et sans lever le crayon, qui déstructurent complètement l'écriture.
La tenue de ligne qui fluctue de plus en plus, et l'écriture qui devient trop petite : la tenue de crayon inexacte de cet élève le pénalise aujourd'hui.


En conclusion, je souhaite insister sur le point que les enseignants de primaire perdent le contact avec leurs élèves lorsqu'ils passent dans les classes supérieures. Il ne peuvent donc pas se rendre compte à quel point leur enseignement est crucial pour la suite.
Meilleur sera l'enseignement de l'écriture dans les petites classes, meilleure sera l'écriture à l'âge adulte, et bien sûr à l'adolescence. Pour bien écrire, il faut une bonne orthographe, mais pas seulement. Il faut aussi une écriture qui respecte le modèle qui n'est pas imposé pour rien, et une bonne tenue de crayon.








Mémo : Modèle d'écriture


Suite à mon article sur l'importance du modèle d'écriture lors de l'apprentissage, voici un petit mémo pour se souvenir des points importants que doivent respecter les modèles.

À partager sans modération !

écriture cursive importance du modèle
Mémo : quel modèle pour une belle écriture

Idées pour bien écrire : Épisode 2, le modèle d'écriture donné aux enfants

Vous avez peut-être lu l'article que ma collègue rééducatrice Laurence Pierson a écrit récemment intitulé : L'écriture au tableau un geste professionnel à soigner.

Elle y explique en particulier les difficultés rencontrées par les jeunes enseignants qui doivent écrire au tableau de beaux modèles pour leurs élèves.

Pour ma part, je souhaite vous présenter ici quelques réflexions sur l'écriture de l'enseignant mais cette fois, dans les cahiers de leurs élèves.
En effet, j'ai eu le plaisir d'avoir ce matin en main le cahier de la petite soeur d'un de mes élèves en rééducation. Ce cahier a été commencé en fin de grande section de maternelle, puis a continué en CP.
On peut, avec un peu d'observation, y découvrir comment les variations du modèle enseignant modifient l'écriture de l'enfant. 

Voici une des premières pages.

Cahier du jour au mois de juin, élève de grande section de maternelle.

Je tiens tout d'abord à saluer le travail de l'enseignant. Nous sommes donc en juin de l'année de grande section de maternelle, dans une classe bilingue français-allemand. Il est clair que les enfants on été sérieusement préparés à l'écriture cursive, comme le montre le travail de l'élève qui arrive a écrire en cursif dans les lignes.

Le cahier choisi présente un lignage Seyès dit "grands carreaux" agrandi, dont l'interligne fait 3mm. C'est un excellent choix parfaitement adapté pour la grande section ou le CP, même pour les élèves de CE1 qui en ont encore besoin.
Le lignage est également bicolore, la ligne de base est bleu foncé, alors que les interlignes sont en bleu turquoise. Le contraste des couleurs permet une perception optimale du lignage par les enfants.

L'enseignant s'est donné beaucoup de mal à tracer les modèles à la main, avec une graphie irréprochable. La lettre "e" est réalisée simplement, en petite boucle, le a est présenté sans trait d'attaque inutile. Par ailleurs, devant les lettres rondes l'enseignant a bien levé le crayon. La lettre "o" ne comporte pas d'oeilleton .  Les dimensions du modèle respectent aussi parfaitement le lignage. Enfin, les majuscules utilisées (indispensables pour les noms en allemand) sont celles que les enfants connaissent depuis la moyenne section, et non les majuscules cursives tarabiscotées qui ne seront enseignées qu'en CE1 ou à partir du milieu du CP.

À la page suivante malheureusement, on peut repérer quelques défauts dans le modèle donné à reproduire aux enfants. Je vous laisse en premier lieu observer la page d'écriture... Voyez-vous ce qui cloche et les conséquences pour l'élève ?

Cahier du jour fin juin, élève de grande section de maternelle.

Le premier défaut apparait au niveau du modèle de lettre "v". En effet, il existe un oeilleton dans cette lettre, que l'enfant reproduit. L'élève se débrouille plutôt bien, alors que l'enchaînement des lettres "v" et "e" est particulièrement compliqué. 
Tout d'abord, la lettre "v" se termine en haut du premier interligne, alors que la lettre "e" commence normalement sur la ligne de base, donc en bas de ce même interligne. Il faut donc modifier la forme du "e" qui doit commencer plus haut que normalement. Si en plus le "v" possède un oeilleton (c'est le nom de la petite bouclette), il faut veiller à bien différencier l'oeilleton (qui doit rester petit) du "e" (qui est un peu plus grand, mais pas trop pour ne pas dépasser de l'interligne).

En gros plan, voici ce que cela donne :

"ve" enseignant avec oeilleton, reproduit par l'élève

Il aurait été plus logique (et plus simple pour l'enfant) de ne pas mettre d'oeilleton au v. Ainsi, plus de risque de confondre oeilleton du "v" et lettre "e". 
D'ailleurs, c'est ce second modèle que propose l'enseignant à la ligne suivante, dans le mot: "vendredi" qui ne comporte pas d'oeilleton. Cela me fait dire que l'oeilleton observé dans le modèle "ve" est un défaut non voulu par l'enseignant, très probablement dû à la fatigue (Nous sommes le 21 juin, l'année touche à sa fin, la période des livrets de compétences à remplir bat son plein, mais l'enseignant fait toujours tous ses modèles à la main...).

"ve" enseignants sans oeilleton, reproduit à la perfection par l'élève

C'est là que l'on peut véritablement commencer à prendre conscience de l'importance du modèle enseignant. Alors que l'élève a fait une ligne complète de "ve" avec oeilletons dans la lettre "v" à la ligne précédente, elle reproduit pourtant fidèlement le nouveau modèle de l'enseignant, sans oeilleton cette fois. C'est particulièrement visible au début des mots "vendredi". Autre détail à noter, il n'y a pas d'oeilleton dans le "r", l'enfant n'en fait donc pas non plus.
Par ailleurs, il existe un autre tout petit défaut dans le "vendredi" de l'enseignant. Avez-vous remarqué le second "e" dans le modèle en rouge ? Au lieu d'avoir écrit le "e" en petite boucle comme à son habitude, le second "e" de l'enseignant présente un arrêt dans le mouvement, une cassure : il s'agit d'un "e" apraxique. Maintenant, observez attentivement le second "vendredi" de l'élève. Bingo, le deuxième e est apraxique lui aussi. 

On pourrait penser que ce sont des détails, mais en fait toute l'attention de l'enfant porte sur les détails qu'il s'efforce de reproduire le plus fidèlement possible. Si votre modèle (que vous soyez parent ou enseignant) présente un défaut, nul doute qu'il sera reproduit et amplifié par l'enfant.

Pour vous en convaincre, continuons encore à tourner les pages de ce cahier. Nous arrivons maintenant au 2 septembre, on est donc maintenant en classe de CP.  Comme il s'agit d'un CP bilingue, il y a deux nouveaux enseignants. Sur cette page, c'est l'enseignant de langue allemande qui prend le relais.

Cahier du 2 septembre, début de CP bilingue (Cours Préparatoire)
On sent tout de suite que la liaison grande section/CP se fait bien, que les enseignants semblent être sur la même longueur d'onde : le cahier commencé en maternelle est réutilisé, les modèles de "e" de la fin de la page sont toujours en petite boucle, et les "a" n'ont pas de trait d'attaque, le modèles sont faits à la main. L'enfant n'est donc pas dépaysé.
Toutefois, on note aussi que le nouvel enseignant n'a pas tout à fait la même rigueur que l'autre dans ses modèles d'écriture. Approchons nous :

Défaut dans le modèle d'écriture sur la taille des lettres
Normalement, le "S" majuscule, le "h" et le "l" du modèle rouge "Schule" devraient faire 3 interlignes de haut. En réalité, "S" et "h" sont hauts de 2 interlignes seulement, "l" fait deux interlignes et demi. Qu'en est-il de la production de l'enfant ? Elle respecte scrupuleusement le modèle enseignant, avec "S" et "h" qui mesurent deux interlignes de haut, et le "l" qui en mesure deux et demi... même le "e" de "Schule" est un peu trop grand, tant chez l'enseignant que l'enfant...
Auriez-vous imaginé une telle application et une telle attention au détail de la part de l'élève ?


Défaut d'interruption du geste dans le modèle, et e apraxique.

Il est aussi intéressant de noter que les deux lettres "r"  du modèle rouge "Lehrerin" présentent un oeilleton, ce qui n'est plus le cas dans le modèle suivant... ni dans la reproduction de l'élève qui ne peut donc automatiser son geste puisqu'il se modifie sans cesse en suivant le modèle qui fluctue. 


"r" sans oeilletons, mais défaut sur "S" "l" et "h" qui sont trop petits

Mais ne nous arrêtons pas en si bon chemin, continuons nos observations à la loupe. Deux défauts apparaissent clairement ci-dessus dans le mot "die Lehrerin". Primo, les deux "e" du modèle sont différents (un "e" bouclé, un "e" apraxique). Secundo, le i est fait comme un petit bâton, ce qui entraîne des trous dans le mot avant et après la lettre. Comment l'enfant a-t-il reproduit le modèle ? Avec le même i bâtonné, et les mêmes trous. Quant au premier "e", l'enfant l'a reproduit apraxique comme sur le modèle, alors que le second est en boucle, toujours comme sur le modèle.


Continuons sur la page suivante pour finir notre analyse.

Page de cahier suivante, CP bilingue.



Dans le mot Elena, on peut observer que l'enseignant n'a pas écrit le "a" de façon classique. Il s'agit ici d'un "a" en 2 morceaux : le corps du "a" ( appelé l'ove) est commencé et terminé en haut à gauche, ce qui impose de lever le crayon pour terminer la lettre. Par contre, l'enfant ne suit ici pas du tout le modèle de l'enseignant, puisqu'il n'y a plus de lever de crayon, l'enfant faisant un aller-retour en vague.  
On peut donc s'interroger sur la cohérence de l'enseignement prodigué puisqu'on a jusqu'ici trouvé déjà au moins trois modèles différents de lettre "a" : en deux morceaux, en un seul morceau sans lever le crayon et en un seul morceau mais en levant le crayon avant... Notre bonne petite élève s'en tire bien, mais qu'en serait-il pour un élève en difficulté ?



Erreur dans le modèle enseignant sur la lettre "a", autre erreur chez l'enfant.

J'enfonce une dernière fois le clou, avec encore un exemple. Ci-dessous, les modèles enseignants sont nettement erronés. Les lettres "l" au lieu de commencer sur la ligne de base, commencent en haut du premier interligne. Au début, l'enfant continue comme il avait appris, d'autant plus que l'enseignant a mis un point rouge pour indiquer où commencer la lettre... Au bout de trois "le", l'enfant se rend compte de son erreur et rectifie sur les deux derniers "le" de la ligne.
Ici, le défaut observable dans l'écriture de l'enfant est clairement imputable au modèle...

Erreur de point d'attaque du modèle enseignant


En conclusion, j'espère vous avoir convaincu qu'il est crucial de soigner les modèles que l'on donne aux enfants lors de l'apprentissage de l'écriture. Ces petites variations observées dans les modèles perturbent les élèves, même les élèves sans difficulté d'apprentissage aucune. Elles peuvent par contre durablement affecter l'automatisation du geste des élèves les plus faibles ou ayant le moins confiance en eux.


Pour en savoir plus


Se repérer dans le lignage (par Isabelle Godefroy)

Quelle place pour l'écriture en élémentaire ? (Par Laurence Pierson)















Sondage : Quelles couleurs pour le papier Gurvan?

Sos-écriture a besoin de votre avis pour améliorer le papier Gurvan, un lignage scolaire destiné à rendre l'écriture plus simple pour les enfants en difficulté.



Similaire au lignage Seyès " grands carreaux " utilisé dans les écoles, j'ai cependant espacé plus les lignes afin que les lettres ne se mélangent pas, et ajouté des couleurs afin que les enfants puissent mieux visualiser jusqu'où montent et descendent les lettres.

Vous trouverez les versions actuelles du papier en téléchargement ici : 

Alors, d'après vous,  quelles sont les couleurs les plus adaptées? Quelles sont les couleurs qui sont à la fois agréables à l'oeil et suffisamment contrastées pour aider les enfants?




Ecriture, mieux vaut prévenir que guérir...

En ces temps de rentrée scolaire, nombreux sont les enfants qui se retrouvent en difficulté dans leur nouvelle classe. En changeant de niveau, on écrit de plus grandes quantités, on écrit plus longtemps, on écrit plus vite. Et les nouveaux enseignants ont leurs habitudes, qui diffèrent de celles de l'année passée.

Faut-il s'inquiéter dès les tous premiers jours, ou attendre qu'il "prenne le nouveau rythme"?

Si les difficultés en écriture étaient présentes l'année passée, soit qu'elles aient été mentionnées par les enseignants, soit que vous les ayez remarquées lors des devoirs, alors je recommande vraiment de consulter une rééducatrice et de ne pas attendre.

Les difficultés en écriture ne se résolvent jamais toutes seules par miracle. Il faut très fréquemment changer de tenue de crayon, revoir la formation des lettres, automatiser les bons gestes.  S'il est possible d'avoir recours à de l'aide personnalisée en classe, l'école n'est pas toujours la mieux placée pour aider efficacement les enfants avec des difficultés importantes.

Ainsi, l'école primaire est faite pour apprendre à écrire, à lire à compter. Un enfant de maternelle ne sachant ni lire ni écrire deviendra donc grâce à ses enseignants successifs un élève de CP lecteur et scripteur.
Quand ce processus d'apprentissage se passe mal, l'école tente d'y remédier. Toutefois, on ne se trouve plus dans une situation classique d'apprentissage, mais plus dans une situation de rééducation. Il faut en quelque sorte désapprendre les mauvaises habitudes, pour les remplacer par de nouvelles plus fonctionnelles, tout en continuant à écrire en classe comme les autres. C'est vraiment difficile pour l'enfant.
Par ailleurs, s'il faut bien entendu aider l'enfant en difficulté et constater ses progrès, il ne faut pas perdre de vue que les autres enfants progressent encore plus, au risque de voir malgré tous les efforts fournis l'écart s'accroitre avec les autres.

Voici deux extraits du cahier d'Arno, CP :

Cahier de CP à la rentrée

Cahier de CP  du même élève en février

D'un élève incapable d'écrire sur les lignes et suffisamment petit pour respecter le lignage, il est devenu un bon scripteur. Avec un petit coup de pouce de 6 séances en rééducation de l'écriture et l'aide de sa maîtresse, il est enfin sur les bons rails pour la suite.



Voici maintenant deux pages du cahier d'Antoine, élève de CE2 :


Le cahier en octobre, année de CE2

Le cahier du même élève de CE2 en février


Entre les deux, Antoine est venu en rééducation et a bien progressé.  Que se serait-il passé si sa maman avait attendu? Croyez-vous qu'Antoine pouvait bien apprendre ses leçons avec ses difficultés d'écriture au début de l'année? En février, même si la rééducation n'est pas finie de mon point de vue de rééducatrice, l'écriture est lisible, régulière et fonctionnelle. 


Enfin, l'écriture d'une élève de CM1 CM2 :
Le cahier de Jeanne, fin de CM1

Cahier de la même élève à son entrée en CM2


Cet exemple éloquent se passe de tout commentaire, les progrès sont juste spectaculaires. Regardez bien la quantité d'écrits en classe de CM2, et l'aisance avec laquelle ces exercices ont été faits... une bonne écriture, fluide, et tout est plus facile en classe.

En résumé : si vous avez des doutes sur l'écriture de votre enfant, consultez rapidement une rééducatrice de l'écriture qui saura vous dire s'il écrit suffisamment bien pour son âge, s'il est capable d'écrire assez vite et assez longtemps. Mieux vaut s'inquiéter pour rien et s'entendre dire que tout va bien, que de risquer de passer à côté d'une difficulté qui va s'aggraver au fil du tempset qui risque de rendre les apprentissages scolaires difficiles.


Dernière chose, si votre enfant a mal à la main quand il écrit, n'attendez pas, consultez. Même -et surtout- s'il a une belle écriture.  Il n'y a rien de pire que d'avoir mal du matin au soir...