Bienvenue sur le blog de SOS-ÉCRITURE

écriture cursive dysgraphie  La rééducation de l'écriture est une spécialité méconnue dont le but est de traiter et corriger les troubles liés à l'écriture manuscrite : illisibilité, lenteur, douleurs, dysgraphie. Quel que soit l'âge, il est possible de restaurer son geste graphique et d'améliorer son écriture en quelques séances.

J'ai créé ce blog, car je suis rééducatrice de l'écriture. Vous trouverez ici tout ce qu'il faut savoir sur ma profession, ainsi que des conseils pour  vaincre une dysgraphie, (ou éviter de la provoquer). Ce site est un résumé au jour le jour des progrès de mes élèves et de l'évolution de nos connaissances. Je l'ai créé pour partager avec mes élèves, leurs enseignants, les parents ou les professionnels intéressés.

J'ai également un site web professionnel www.sos-ecriture.com ou vous pourrez prendre rendez vous pour une rééducation de l'écriture si vous le souhaitez.

Mon cabinet de rééducation est situé à Obernai, en  Alsace.

 Je travaille également en collaboration avec d'autres cabinets de rééducation en écriture un peu partout en France.

N'hésitez pas à fureter sur mon blog. Pour vous y retrouver, voici quelques thèmes abordés :

Idées pour bien écrire : Épisode 2, le modèle d'écriture donné aux enfants

Vous avez peut-être lu l'article que ma collègue rééducatrice Laurence Pierson a écrit récemment intitulé : L'écriture au tableau un geste professionnel à soigner.

Elle y explique en particulier les difficultés rencontrées par les jeunes enseignants qui doivent écrire au tableau de beaux modèles pour leurs élèves.

Pour ma part, je souhaite vous présenter ici quelques réflexions sur l'écriture de l'enseignant mais cette fois, dans les cahiers de leurs élèves.
En effet, j'ai eu le plaisir d'avoir ce matin en main le cahier de la petite soeur d'un de mes élèves en rééducation. Ce cahier a été commencé en fin de grande section de maternelle, puis a continué en CP.
On peut, avec un peu d'observation, y découvrir comment les variations du modèle enseignant modifient l'écriture de l'enfant. 

Voici une des premières pages.

Cahier du jour au mois de juin, élève de grande section de maternelle.

Je tiens tout d'abord à saluer le travail de l'enseignant. Nous sommes donc en juin de l'année de grande section de maternelle, dans une classe bilingue français-allemand. Il est clair que les enfants on été sérieusement préparés à l'écriture cursive, comme le montre le travail de l'élève qui arrive a écrire en cursif dans les lignes.

Le cahier choisi présente un lignage Seyès dit "grands carreaux" agrandi, dont l'interligne fait 3mm. C'est un excellent choix parfaitement adapté pour la grande section ou le CP, même pour les élèves de CE1 qui en ont encore besoin.
Le lignage est également bicolore, la ligne de base est bleu foncé, alors que les interlignes sont en bleu turquoise. Le contraste des couleurs permet une perception optimale du lignage par les enfants.

L'enseignant s'est donné beaucoup de mal à tracer les modèles à la main, avec une graphie irréprochable. La lettre "e" est réalisée simplement, en petite boucle, le a est présenté sans trait d'attaque inutile. Par ailleurs, devant les lettres rondes l'enseignant a bien levé le crayon. La lettre "o" ne comporte pas d'oeilleton .  Les dimensions du modèle respectent aussi parfaitement le lignage. Enfin, les majuscules utilisées (indispensables pour les noms en allemand) sont celles que les enfants connaissent depuis la moyenne section, et non les majuscules cursives tarabiscotées qui ne seront enseignées qu'en CE1 ou à partir du milieu du CP.

À la page suivante malheureusement, on peut repérer quelques défauts dans le modèle donné à reproduire aux enfants. Je vous laisse en premier lieu observer la page d'écriture... Voyez-vous ce qui cloche et les conséquences pour l'élève ?

Cahier du jour fin juin, élève de grande section de maternelle.

Le premier défaut apparait au niveau du modèle de lettre "v". En effet, il existe un oeilleton dans cette lettre, que l'enfant reproduit. L'élève se débrouille plutôt bien, alors que l'enchaînement des lettres "v" et "e" est particulièrement compliqué. 
Tout d'abord, la lettre "v" se termine en haut du premier interligne, alors que la lettre "e" commence normalement sur la ligne de base, donc en bas de ce même interligne. Il faut donc modifier la forme du "e" qui doit commencer plus haut que normalement. Si en plus le "v" possède un oeilleton (c'est le nom de la petite bouclette), il faut veiller à bien différencier l'oeilleton (qui doit rester petit) du "e" (qui est un peu plus grand, mais pas trop pour ne pas dépasser de l'interligne).

En gros plan, voici ce que cela donne :

"ve" enseignant avec oeilleton, reproduit par l'élève

Il aurait été plus logique (et plus simple pour l'enfant) de ne pas mettre d'oeilleton au v. Ainsi, plus de risque de confondre oeilleton du "v" et lettre "e". 
D'ailleurs, c'est ce second modèle que propose l'enseignant à la ligne suivante, dans le mot: "vendredi" qui ne comporte pas d'oeilleton. Cela me fait dire que l'oeilleton observé dans le modèle "ve" est un défaut non voulu par l'enseignant, très probablement dû à la fatigue (Nous sommes le 21 juin, l'année touche à sa fin, la période des livrets de compétences à remplir bat son plein, mais l'enseignant fait toujours tous ses modèles à la main...).

"ve" enseignants sans oeilleton, reproduit à la perfection par l'élève

C'est là que l'on peut véritablement commencer à prendre conscience de l'importance du modèle enseignant. Alors que l'élève a fait une ligne complète de "ve" avec oeilletons dans la lettre "v" à la ligne précédente, elle reproduit pourtant fidèlement le nouveau modèle de l'enseignant, sans oeilleton cette fois. C'est particulièrement visible au début des mots "vendredi". Autre détail à noter, il n'y a pas d'oeilleton dans le "r", l'enfant n'en fait donc pas non plus.
Par ailleurs, il existe un autre tout petit défaut dans le "vendredi" de l'enseignant. Avez-vous remarqué le second "e" dans le modèle en rouge ? Au lieu d'avoir écrit le "e" en petite boucle comme à son habitude, le second "e" de l'enseignant présente un arrêt dans le mouvement, une cassure : il s'agit d'un "e" apraxique. Maintenant, observez attentivement le second "vendredi" de l'élève. Bingo, le deuxième e est apraxique lui aussi. 

On pourrait penser que ce sont des détails, mais en fait toute l'attention de l'enfant porte sur les détails qu'il s'efforce de reproduire le plus fidèlement possible. Si votre modèle (que vous soyez parent ou enseignant) présente un défaut, nul doute qu'il sera reproduit et amplifié par l'enfant.

Pour vous en convaincre, continuons encore à tourner les pages de ce cahier. Nous arrivons maintenant au 2 septembre, on est donc maintenant en classe de CP.  Comme il s'agit d'un CP bilingue, il y a deux nouveaux enseignants. Sur cette page, c'est l'enseignant de langue allemande qui prend le relais.

Cahier du 2 septembre, début de CP bilingue (Cours Préparatoire)
On sent tout de suite que la liaison grande section/CP se fait bien, que les enseignants semblent être sur la même longueur d'onde : le cahier commencé en maternelle est réutilisé, les modèles de "e" de la fin de la page sont toujours en petite boucle, et les "a" n'ont pas de trait d'attaque, le modèles sont faits à la main. L'enfant n'est donc pas dépaysé.
Toutefois, on note aussi que le nouvel enseignant n'a pas tout à fait la même rigueur que l'autre dans ses modèles d'écriture. Approchons nous :

Défaut dans le modèle d'écriture sur la taille des lettres
Normalement, le "S" majuscule, le "h" et le "l" du modèle rouge "Schule" devraient faire 3 interlignes de haut. En réalité, "S" et "h" sont hauts de 2 interlignes seulement, "l" fait deux interlignes et demi. Qu'en est-il de la production de l'enfant ? Elle respecte scrupuleusement le modèle enseignant, avec "S" et "h" qui mesurent deux interlignes de haut, et le "l" qui en mesure deux et demi... même le "e" de "Schule" est un peu trop grand, tant chez l'enseignant que l'enfant...
Auriez-vous imaginé une telle application et une telle attention au détail de la part de l'élève ?


"r" sans oeilletons, mais défaut sur "S" "l" et "h" qui sont trop petits
Mais ne nous arrêtons pas en si bon chemin, continuons nos observations à la loupe. Deux défauts apparaissent clairement ci-dessous dans le mot "die Lehererin". Primo, les deux "e" du modèle sont différents (un "e" bouclé, un "e" apraxique). Secundo, le i est fait comme un petit bâton, ce qui entraîne des trous dans le mot avant et après la lettre. Comment l'enfant a-t-il reproduit le modèle ? Avec le même i bâtonné, et les mêmes trous. Quant au premier "e", l'enfant l'a reproduit apraxique comme sur le modèle, alors que le second est en boucle, toujours comme sur le modèle. 

Défaut d'interruption du geste dans le modèle, et e apraxique.

Il est aussi intéressant de noter que les deux lettres "r"  du modèle rouge "Lehrerin" présentent un oeilleton, ce qui n'est plus le cas dans le modèle suivant... ni dans la reproduction de l'élève qui ne peut donc automatiser son geste puisqu'il se modifie sans cesse ans suivant le modèle qui fluctue. 



Continuons sur la page suivante pour finir notre analyse.

Page de cahier suivante, CP bilingue.



Dans le mot Elena, on peut observer que l'enseignant n'a pas écrit le "a" de façon classique. Il s'agit ici d'un "a" en 2 morceaux : le corps du "a" ( appelé l'ove) est commencé et terminé en haut à gauche, ce qui impose de lever le crayon pour terminer la lettre. Par contre, l'enfant ne suit ici pas du tout le modèle de l'enseignant, puisqu'il n'y a plus de lever de crayon, l'enfant faisant un aller-retour en vague.  
On peut donc s'interroger sur la cohérence de l'enseignement prodigué puisqu'on a jusqu'ici trouvé déjà au moins trois modèles différents de lettre "a"... Notre bonne petite élève s'en tire bien, mais qu'en serait-il pour un élève en difficulté ?



Erreur dans le modèle enseignant sur la lettre "a", autre erreur chez l'enfant.

Ci-dessous, les modèles enseignants sont nettement erronés. Les lettres "l" au lieu de commencer sur la ligne de base, commencent en haut du premier interligne. Au début, l'enfant continue comme il avait appris, d'autant plus que l'enseignant a mis un point rouge pour indiquer où commencer la lettre... Au bout de trois "le", l'enfant se rend compte de son erreur et rectifie sur les deux derniers "le" de la ligne.
Ici, le défaut observable dans l'écriture de l'enfant est clairement imputable au modèle...

Erreur de point d'attaque du modèle enseignant




En conclusion, j'espère vous avoir convaincu qu'il est crucial de soigner les modèles que l'on donne aux enfants lors de l'apprentissage de l'écriture. Ces petites variations observées dans les modèles perturbent les élèves, même les élèves sans difficulté d'apprentissage aucune. Elles peuvent par contre durablement affecter l'automatisation du geste des élèves les plus faibles ou ayant le moins confiance en eux.


Pour en savoir plus



Se repérer dans le lignage (par Isabelle Godefroy)

Quelle place pour l'écriture en élémentaire ? (Par Laurence Pierson)















Sondage : Quelles couleurs pour le papier Gurvan?

Sos-écriture a besoin de votre avis pour améliorer le papier Gurvan, un lignage scolaire destiné à rendre l'écriture plus simple pour les enfants en difficulté.



Similaire au lignage Seyès " grands carreaux " utilisé dans les écoles, j'ai cependant espacé plus les lignes afin que les lettres ne se mélangent pas, et ajouté des couleurs afin que les enfants puissent mieux visualiser jusqu'où montent et descendent les lettres.

Vous trouverez les versions actuelles du papier en téléchargement ici : 

Alors, d'après vous,  quelles sont les couleurs les plus adaptées? Quelles sont les couleurs qui sont à la fois agréables à l'oeil et suffisamment contrastées pour aider les enfants?




Ecriture, mieux vaut prévenir que guérir...

En ces temps de rentrée scolaire, nombreux sont les enfants qui se retrouvent en difficulté dans leur nouvelle classe. En changeant de niveau, on écrit de plus grandes quantités, on écrit plus longtemps, on écrit plus vite. Et les nouveaux enseignants ont leurs habitudes, qui diffèrent de celles de l'année passée.

Faut-il s'inquiéter dès les tous premiers jours, ou attendre qu'il "prenne le nouveau rythme"?

Si les difficultés en écriture étaient présentes l'année passée, soit qu'elles aient été mentionnées par les enseignants, soit que vous les ayez remarquées lors des devoirs, alors je recommande vraiment de consulter une rééducatrice et de ne pas attendre.

Les difficultés en écriture ne se résolvent jamais toutes seules par miracle. Il faut très fréquemment changer de tenue de crayon, revoir la formation des lettres, automatiser les bons gestes.  S'il est possible d'avoir recours à de l'aide personnalisée en classe, l'école n'est pas toujours la mieux placée pour aider efficacement les enfants avec des difficultés importantes.

Ainsi, l'école primaire est faite pour apprendre à écrire, à lire à compter. Un enfant de maternelle ne sachant ni lire ni écrire deviendra donc grâce à ses enseignants successifs un élève de CP lecteur et scripteur.
Quand ce processus d'apprentissage se passe mal, l'école tente d'y remédier. Toutefois, on ne se trouve plus dans une situation classique d'apprentissage, mais plus dans une situation de rééducation. Il faut en quelque sorte désapprendre les mauvaises habitudes, pour les remplacer par de nouvelles plus fonctionnelles, tout en continuant à écrire en classe comme les autres. C'est vraiment difficile pour l'enfant.
Par ailleurs, s'il faut bien entendu aider l'enfant en difficulté et constater ses progrès, il ne faut pas perdre de vue que les autres enfants progressent encore plus, au risque de voir malgré tous les efforts fournis l'écart s'accroitre avec les autres.

Voici deux extraits du cahier d'Arno, CP :

Cahier de CP à la rentrée

Cahier de CP  du même élève en février

D'un élève incapable d'écrire sur les lignes et suffisamment petit pour respecter le lignage, il est devenu un bon scripteur. Avec un petit coup de pouce de 6 séances en rééducation de l'écriture et l'aide de sa maîtresse, il est enfin sur les bons rails pour la suite.



Voici maintenant deux pages du cahier d'Antoine, élève de CE2 :


Le cahier en octobre, année de CE2

Le cahier du même élève de CE2 en février


Entre les deux, Antoine est venu en rééducation et a bien progressé.  Que se serait-il passé si sa maman avait attendu? Croyez-vous qu'Antoine pouvait bien apprendre ses leçons avec ses difficultés d'écriture au début de l'année? En février, même si la rééducation n'est pas finie de mon point de vue de rééducatrice, l'écriture est lisible, régulière et fonctionnelle. 


Enfin, l'écriture d'une élève de CM1 CM2 :
Le cahier de Jeanne, fin de CM1

Cahier de la même élève à son entrée en CM2


Cet exemple éloquent se passe de tout commentaire, les progrès sont juste spectaculaires. Regardez bien la quantité d'écrits en classe de CM2, et l'aisance avec laquelle ces exercices ont été faits... une bonne écriture, fluide, et tout est plus facile en classe.

En résumé : si vous avez des doutes sur l'écriture de votre enfant, consultez rapidement une rééducatrice de l'écriture qui saura vous dire s'il écrit suffisamment bien pour son âge, s'il est capable d'écrire assez vite et assez longtemps. Mieux vaut s'inquiéter pour rien et s'entendre dire que tout va bien, que de risquer de passer à côté d'une difficulté qui va s'aggraver au fil du tempset qui risque de rendre les apprentissages scolaires difficiles.


Dernière chose, si votre enfant a mal à la main quand il écrit, n'attendez pas, consultez. Même -et surtout- s'il a une belle écriture.  Il n'y a rien de pire que d'avoir mal du matin au soir...

Stabilo Easybirdy : une fausse bonne idée

J'ai eu en main le tout nouveau tout "beau" (chacun ses goûts)  stylo de Stabilo.
Petite révolution, il s'agit d'un stylo plume avec une plume "qui peut être réglée selon trois angles différents pour s'adapter au mieux aux besoins de chaque enfant et ainsi lui offrir une position d'écriture optimale."

Si l'idée marketing est très ingénieuse, je trouve l'idée de donner une plume réglable à un enfant  réellement saugrenue.

Tenir un crayon, ça s'enseigne, ça s'apprend, ça se travaille. Mais là, non, on laisse les enfants tenir leur crayon comme il le souhaitent, on règle (attention, chez le papetier, pas à la maison où vous n'aurez pas l'outil pour le faire) la plume pour que le stylo s'adapte à la mauvaise position de l'enfant. 

Quelle idée de génie! Vous aurez un enfant qui ne pourra écrire avec aucun autre stylo plume que celui de cette marque.
Vraiment, vous imaginez votre ado ou un adulte écrire avec ça, toute sa vie? Moi non.

 
Pour modérer mon propos désobligeant, j'admets néanmoins que la position des doigts est mieux pensée que sur le easyergo, j'ai trouvé ce stylo très confortable.

En guise de conclusion, si vous cherchez un bon sylo plume pour un enfant de primaire, en voici trois qui sont très appréciés des petits calamophiles du cabinet:

Le Lamy ABC, à l'allure classique. Celui dont vous pouvez changer seulement la plume si elle se casse, celui dont la cartouche se perce toute seule quand on revisse le corps du stylo... Malin pour éviter de mettre de l'encre partout. La plume existe pour droitier ou gaucher (même si je n'ai pas bien senti la différence, soyons honnête). Utilise des cartouches spéciales Lamy.






Le Faber-Castell Scribolino, Avec ses couleurs plus fun, c'est un excellent stylo pour débuter, agréable dans les doigts, avec une très bonne glisse. Il est utilisable au collège aussi, son look n'est pas un obstacle. Il utilise des cartouches standard, ce qui est pratique si vous n'habitez pas à proximité de la papeterie. 




Le Pilot Kaküno, un grand classique au japon, moins connu ici. Il est tellement agréable d'écrire avec qu'il commence à être enfin vendu dans les bonnes boutiques de stylos et n'est plus seulement réservé aux connaisseurs. Il réussit l'exploit d'avoir une plume qui glisse comme les deux autres, tout en étant le stylo plume enfant qui écrit le plus fin (ce qui n'est pas à négliger pour certains élèves qui ont tendance à facilement faire des pâtés).


 Dernière précision, les trois stylos mentionnés ci-dessus sont trouvables à 15€ ou moins. La nouveauté réglable a un prix proche des 20€.

Tenue de crayon : pourquoi il est crucial d'enseigner la bonne tenue de crayon

Bien évidemment, il ne suffit pas de changer une tenue de crayon pour rééduquer une écriture. Néanmoins, on peut obtenir une amélioration de l'écriture significative en ne travaillant que ce point là dans un premier temps.



Comme vous avez pu le voir dans la vidéo ci-dessus, une mauvaise tenue de crayon peut-avoir des conséquences directes sur la qualité de l'écriture.

Dans le cas d'Arthur, que vous découvrez en train d'écrire dans la vidéo, la mauvaise position n'est pas évidente à repérer pour une personne qui n'est pas habituée. Et pourtant, c'est la source d'une partie de ses problèmes (pas tous, cependant, loin de là même, cela aurait été trop simple).

Lorsque le crayon est bien tenu, c'est à dire entre la pulpe du pouce et la première phalange du majeur avec l'index qui repose souplement sur le crayon, on remarque que les doigts forment un cercle. J'aime utiliser l'image d'un soleil pour l'expliquer aux enfants.



Bonne tenue de crayon, doigts souples en soleil
Mauvaise tenue de crayon, crayon coincé dans la commissure pouce index
Sur cette deuxième illustration, vous pouvez voir que le crayon est bloqué dans la zone que j'ai matérialisée en rouge et que le pouce s'enroule autour du stylo plume. Attrapez un crayon, et essayez de prendre cette position. Vous pourrez ainsi imaginer une petite partie des tensions que cela peut provoquer chez l'enfant et plus encore chez l'adolescent qui écrit énormément au collège ou au lycée.


Pour terminer cet article, vous trouverez ci-dessous des liens vers les pages de mes collègues qui expliquent comment enseigner la bonne tenue de crayon aux enfants.

La bonne tenue de crayon n'est pas innée, il faut l'enseigner!